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Variante DU GOUREN, avec les mains
bloquées
Origine : Gouren
(lutte de Bretagne) a une origine très ancienne. La
renommée des lutteurs bretons s’étendait au-delà
des frontières françaises. Le Gouren et la lutte cornique
(Gde Bretagne) étaient des styles très similaires.
Principe de la lutte celtique : jeu
de lutte avec prises, elle oppose deux individus. De la position
debout, chaque lutteur essaie de faire tomber son adversaire sur le dos
(LAMM). Il n’y a pas de combat au sol.
Terrain : tapis de lutte
ou tout tapis amortissant les chutes.
Matériel : un T -
shirt et un short.
Action dominante : pousser,
tirer, chuter, soulever, maintenir.
LE JEU COMMENCE : Face
à face, pieds nus, les lutteurs prêtent serment en Breton
puis en Français. Les deux adversaires se serrent la main et se
donnent 3 fois l’accolade. Au signal de l’arbitre, la lutte commence.
Le serment en Breton :
M’hen da c’houren gant lealded, hep trubarderez na taol fall ebet, evit
ma enor ha hini ma bro, e testeni eus ma gwiriegez, hag evit heul kiz
vad ma zud koz, kinnig a ran d’am c’henvreur ma dorn ha ma jod.
Le serment en Français :
Je jure de lutter en toute loyauté, sans traîtrise et sans
brutalité, pour mon honneur et celui de mon pays, en
témoignage de ma sincérité, et pour suivre la
coutume de mes ancêtres, je tends à mon émule ma
main et ma joue.
Déroulement :
le combat se déroule uniquement debout. Les lutteurs enroulent
avec le bras le tronc de leur adversaire d’une façon identique.
Les mains sont verrouillées dans le dos en s’accrochant dans les
doigts comme deux crochets.
La façon de mettre les bras est
la suivante : chaque lutteur pose son menton sur l’épaule droite
de son adversaire, puis passe son bras gauche sous le bras droit de
l’autre lutteur. Le bras droit passe de l’autre côté de la
tête de l’adversaire.
Les lutteurs se mettent donc dans cette position et doivent attendre,
sans se déplacer, l’ordre de l’arbitre pour commencer : ”luttez”.
Les jambes ne peuvent attaquer qu’aux jambes. Une fois le combat
commencé, les lutteurs ont le droit de tourner et de se mettre
d’un côté ou de l’autre pour effectuer des prises à
partir du moment où ils ne lâchent pas les mains.
Après chaque chute, les lutteurs doivent se serrer la main. Les
coups et brutalités sont interdits. Toute action menée ou
exécutée en dehors de l’aire de combat est nulle et
interdite.
Le jeu s’achève :
le gain du combat se décide au premier qui aura gagné
trois manches, à moins qu’un lutteur ait mis son adversaire
à plat dos, sans les fesses, ce qui donne la victoire
instantanée.
Le but à atteindre est donc de mettre
l’adversaire sur le dos. Toutefois, si la chute n’est pas parfaite et
que le lutteur est tombé à genoux ou sur le
côté, ou a laché les mains, etc... le
résultat est compté, mais il faut encore gagner deux
autres manches. Le lutteur qui touche le sol le premier est donc le
perdant.
REMARQUE PÉDAGOGIQUE :
il est important de faire enlever les bijoux, de veiller à la
propreté corporelle et aux ongles courts, d’éviter un
écart de poids de plus de 5 kgs entre les deux lutteurs. Il faut
veiller, par mesure de sécurité, à ce que le
projeteur accompagne le projeté dans sa chute et lâche le
verrouillage des mains au moment de la chute.
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